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Volume XVII · Un plongeur descendu sans narguilé, puis rappelé pour la taille de la prise, 2018–2026

Descendu
sans air.

En janvier 2018, le Canada annonçait un ombudsman qui enquêterait de façon indépendante sur ce que ses sociétés minières, pétrolières, gazières et du vêtement font à l’étranger, le premier du genre au monde. En avril 2019, il créait le poste par décret, comme conseiller d’un ministre, et lui refusait le seul pouvoir dont un enquêteur a besoin : obliger une société à remettre un document. En juin 2026, le premier ministre déclarait que le bureau avait été éliminé des mois plus tôt, parce qu’en sept ans il n’avait mené qu’une enquête à terme. Sur ce navire, au plongeur qui remonte avec un seul spécimen, on pose d’abord une question : y avait-il de l’air dans le tuyau ? L’équipage est descendu lire les décrets.

Sujet2018 – 2026
MécanismeUn enquêteur privé du pouvoir de contraindre, puis fermé pour le résultat
DocumentDécret C.P. 2019-1323, 6 septembre 2019
Lecture19 minutes
Volume XVII Une affirmation mise à l’épreuve de deux décrets, d’un avis juridique enterré, du propre registre des plaintes du bureau et de la semaine de sa fermeture, avec un instrument. Voir aussi : Volume IV, sur une sanction sans procès, et Volume VI, sur une désignation qui tranche les conclusions d’avance.
i. Le dossier

Ce qui a été dit sur le pont,
et ce que disent les décrets.

L’affirmation, telle que publiée

« Canadian mining companies are a dirty secret. » (Les sociétés minières canadiennes sont un sale secret.)

« June 2026, Carney’s eliminated the Office of the Canadian Ombudsperson for Responsible Enterprise. It investigated allegations of human rights and labor violations committed by Canadian garment, mining, and oil and gas companies operating abroad. » (Juin 2026 : le gouvernement Carney a éliminé le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises. Il enquêtait sur les allégations de violations des droits de la personne et du travail commises à l’étranger par des sociétés canadiennes du vêtement, des mines, du pétrole et du gaz.)

Ce volume est inhabituel dans la série, et autant le dire d’entrée. La phrase centrale est vraie. Le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises, que tout le monde appelait l’OCRE, n’existe plus. Sa ligne de plaintes est fermée, ses dossiers ont été offerts à un autre bureau, et son adresse web répond désormais par la page de cet autre bureau. Le premier ministre a prononcé le mot éliminé lui-même, à Toronto, le 11 juin 2026.

Le travail ici n’est donc pas de couler l’affirmation. C’est de trouver sur quoi elle repose, parce que deux de ses quatre parties sont plus faibles qu’elles n’en ont l’air, une est à moitié vraie, et une est plus solide que ne semblent le savoir ceux qui la répètent. Juin 2026 est le mois où le public l’a appris, pas celui où quoi que ce soit a été décidé. Il enquêtait prête au bureau un pouvoir qui lui a été refusé par écrit avant même son ouverture. Sale secret, au sens où l’expression s’emploie vraiment, est la partie solide : pas une chose cachée, mais une chose en pleine vue, que personne de ceux qui ont le pouvoir d’agir ne dit à voix haute. Et Carney nomme la main qui a fermé le bureau sans nommer celle qui l’a désarmé.

La façon de dire de l’équipage : un plongeur a été annoncé en 2018, descendu en 2019 sans narguilé, et rappelé en 2026 pour être remonté avec un seul spécimen. Les décrets qui l’ont fait descendre sont publics. On les lit ci-dessous, dans l’ordre où ils ont été signés.

ii. Le journal de bord

Le journal de bord,
de la promesse à la redirection.

Vingt entrées, chacune fixée par un document. Les lignes charnières sont celles où un pouvoir a été promis, refusé ou redemandé.

17 janvier 2018
La promesse. Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, annonce le bureau : « L’ombudsman aura pour mandat d’enquêter de façon indépendante sur les allégations de violations des droits de la personne découlant des activités d’une entreprise canadienne à l’étranger. » Le Canada, dit-il, sera le premier pays au monde à en avoir un. Les quatorze membres issus de la société civile et des syndicats de l’organe consultatif créé le même jour consigneront plus tard que le gouvernement « s’est engagé à doter le bureau des outils nécessaires pour mener des enquêtes indépendantes crédibles, y compris le pouvoir d’exiger des documents et d’assigner des témoins. »
8 avril 2018 → 8 avril 2019
Le décret. Quinze mois plus tard, le décret C.P. 2019-0300 crée le poste en vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, à titre de conseillère spéciale du ministre, et le C.P. 2019-0299 y nomme Sheri Meyerhoffer pour cinq ans. Aucun des deux décrets ne contient de pouvoir de contrainte. Le ministre Jim Carr dit que la question des pouvoirs attendra un avis juridique externe, affaire de quelques semaines.
Avril – mai 2019
L’avis. On demande à Barbara McIsaac « comment doter l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises d’outils suffisants pour mener des enquêtes crédibles et efficaces … et s’assurer qu’elle dispose des pouvoirs de contraindre les témoins et d’exiger des documents. » Sa réponse : légiférer, ou nommer l’ombudsman commissaire en vertu de la Loi sur les enquêtes. Sinon, « son efficacité dépendra de la coopération du plaignant et de l’entité visée par l’enquête. » Le rapport n’est pas publié.
11 juillet 2019
Le débarquement. Les quatorze membres issus de la société civile et des syndicats de l’Organe consultatif multipartite démissionnent, invoquant « la décision du gouvernement de revenir sur sa promesse en avril 2019. »
6 septembre 2019
Le mandat. Le C.P. 2019-1323 remplace l’annexe. L’ombudsman doit examiner les plaintes, fixer ses propres procédures d’établissement des faits, « offrir des services de médiation informelle », recommander des mesures commerciales et le retrait du soutien de l’État, publier des rapports et en assurer le suivi. Elle « ne doit pas créer de nouvelles normes. » Toujours aucun pouvoir d’exiger un document ou un témoin. Le même mois, Carr écrit au Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises que la voie la plus efficace « serait d’adopter un cadre juridique autonome pour le bureau, précisant notamment ses pouvoirs d’exiger des documents, des témoins et d’autres témoignages clés. »
Novembre 2020 → mars 2021
Le refus. Le réseau apprend que le cadre ne sera pas poursuivi. Le cahier préparé pour la comparution de la ministre en comité, le 23 mars 2021, donne la raison du ministère : « Justice Canada a en outre confirmé que l’OCRE, à titre de conseillère spéciale de la ministre, ne peut être investie de pouvoirs coercitifs. » La voie de la Loi sur les enquêtes comporte « plusieurs risques juridiques. »
25 février 2021
La fuite. Le rapport McIsaac est rendu public par le réseau, vingt-deux mois après sa commande. Pas par le gouvernement.
15 mars 2021
L’écoutille s’ouvre. Le bureau commence à recevoir des plaintes, 707 jours après le décret qui l’a créé.
21 juin 2022
Treize plaintes en un jour. Une coalition de vingt-huit organisations dépose plainte contre treize sociétés canadiennes pour travail forcé ouïghour dans leurs chaînes d’approvisionnement ou leurs activités : Nike, Dynasty Gold, Ralph Lauren, Hugo Boss, GobiMin, Walmart, Diesel, Levi Strauss, Zara, Guess et trois autres.
11 juillet 2023
Premières enquêtes. Nike Canada et Dynasty Gold. Sept autres sont annoncées d’ici le 11 décembre. Les rapports de l’ombudsman décrivent l’engagement des sociétés dans son propre vocabulaire : actif, limité, très limité.
Juin → septembre 2023
Le Parlement redemande. Le Sous-comité des droits internationaux de la personne demande au gouvernement d’envisager d’accorder le pouvoir de contrainte ; le Comité permanent du commerce international dépose son rapport le 18 septembre. La réponse du gouvernement, en janvier 2024, est d’annoncer un examen du bureau.
26 mars 2024
La seule conclusion. Rapport final sur Dynasty Gold : « selon la prépondérance des probabilités, … une violation des droits de la personne s’est produite au projet », et la société « a contribué au recours au travail forcé à la mine de Hatu » en « n’ayant rien fait pour cerner, évaluer, traiter ou atténuer le risque. » Elle recommande qu’Affaires mondiales retire son soutien à la promotion commerciale et qu’Exportation et développement Canada refuse tout financement futur. Le rapport note le défaut de la société de fournir des documents et de se présenter aux réunions, et ses « pouvoirs limités de contraindre à témoigner et à produire des preuves documentaires. » 644 jours après le dépôt de la plainte.
30 avril 2024 → 20 mai 2025
Un intérim, puis personne. Le mandat de cinq ans de Meyerhoffer prend fin. Masud Husain est nommé ombudsman par intérim pour douze mois à compter du 21 mai 2024, avec un examen du bureau promis « plus tard en 2024 ». Son mandat prend fin le 20 mai 2025 et personne n’est nommé. Le dernier rapport publié est daté du 23 décembre 2024.
23 – 25 mars 2026
« Demeure important. » Les observations finales du Comité des droits de l’homme des Nations Unies sur le Canada demandent qu’un nouvel ombudsman soit nommé « d’urgence » . La directrice des affaires publiques du bureau déclare au Globe and Mail: « Une décision concernant l’avenir du bureau reste à annoncer à la suite d’un examen entrepris par Affaires mondiales Canada. » Deux jours plus tard, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, dit que le bureau « demeure important » et que le gouvernement cherche à pourvoir le poste.
6 juin 2026
Vingt-quatre. Le bureau indique à Mongabay qu’il compte vingt-quatre plaintes actives. Parmi elles : le projet Reko Diq de Barrick au Baloutchistan, la mine de Pueblo Viejo en République dominicaine et l’exploration de ReconAfrica en Namibie.
10 – 11 juin 2026, matin
« En temps utile. » Des documents déposés à la Chambre des communes disent qu’une décision sur la vacance sera prise en temps utile, et comptent cinq enquêtes ouvertes dans la vie du bureau. À la période des questions du 11, le ministre du Commerce international, Maninder Sidhu, répète la formule : « Nous prendrons une décision en temps utile. »
11 juin 2026, après-midi
Remontée. En conférence de presse à Toronto, sur la stratégie alimentaire fédérale, interrogé sur la menace tarifaire américaine liée au travail forcé, le premier ministre dit que le poste a été « éliminé », que la décision a été prise « il y a quelques mois », et qu’une seule des enquêtes du bureau avait produit des recommandations. « Gouverner, c’est aussi regarder les choses, voir si elles sont efficaces ou non, et essayer de les améliorer. »
12 juin 2026
Projet de loi C-35. La voie de la Loi sur l’interdiction d’importer des marchandises issues du travail forcé est déposée. Elle vise les marchandises à la frontière, pas la conduite à l’étranger.
18 juin → 9 juillet 2026
Les mots du ministère. Affaires mondiales : le bureau « était un effort parmi d’autres »; « une décision a été prise d’intégrer de façon permanente le travail de l’ombudsman de l’OCRE à d’autres fonctions ayant fait davantage leurs preuves, dont le Point de contact national »; et « vu les doutes quant à la capacité de l’initiative à produire des résultats, le poste d’ombudsman est demeuré vacant. » Le 18 juin, le site web invite encore à déposer plainte. Le 9 juillet, le ministère confirme : « L’OCRE a cessé d’accepter des plaintes à la suite de l’annonce de la fermeture imminente faite par le premier ministre. » Les plaignants reçoivent un courriel annonçant que toutes les activités cesseront, et un choix : transférer le dossier au Point de contact national, ou le fermer.
17 octobre 2026
La redirection. core-ombuds.canada.ca répond à chaque requête par une redirection permanente vers la page du Point de contact national à Affaires mondiales. La page a été modifiée pour la dernière fois le 10 août. Elle ne mentionne pas le bureau qu’elle remplace.
iii. Le verdict

Ce qui meurt au contact,
et ce qui tient.

L’affirmation a quatre pièces mobiles : une date, un verbe, un secret et un nom. Chacune est mise à l’épreuve du journal ci-dessus. Trois meurent, en tout ou en partie. Le secret, lui, tient.

Meurt contre le dossier
  • « Juin 2026 » comme date de l’élimination. Juin, c’est quand le public l’a appris. Selon le gouvernement lui-même, la décision a été prise « quelques mois » plus tôt et communiquée à personne, ni aux plaignants, ni à la ministre qui qualifiait le bureau d’important le 25 mars, ni au ministre qui disait « en temps utile » le matin même. Aucun décret abrogeant ceux de 2019, aucune ligne budgétaire, aucun communiqué n’a été cité. L’instrument de l’élimination, pour autant que le dossier le montre, est une phrase en conférence de presse.
  • « Il enquêtait. » Il examinait. Le mandat de 2019 permet à l’ombudsman de demander ; il ne lui permet pas d’exiger. La position du ministère depuis 2021 était qu’elle ne peut pas recevoir de pouvoirs coercitifs sous cette forme, et la forme n’a jamais été changée. Une enquête a été menée à terme en sept ans, et la société visée lui a accordé un engagement « très limité » . L’affirmation prête au bureau le seul pouvoir dont l’absence est toute l’histoire.
  • « Carney. » À moitié vrai. La fermeture est celle de ce gouvernement. Le désarmement est celui du précédent : les décrets d’avril et de septembre 2019 et le refus de novembre 2020 lui sont tous antérieurs. Le bureau a été bâti pour produire le résultat qui a servi à le fermer, et chacune des deux moitiés était une décision.
Tient, et se vérifie
  • « Sale secret », au vrai sens de l’expression. Un sale secret n’est pas une chose cachée. C’est une chose que tout le monde dans la pièce peut voir et que personne de ceux qui ont le pouvoir d’agir ne mentionne. Chaque étape ici a été publiée par le gouvernement lui-même : la promesse, les décrets qui ont refusé le pouvoir, la raison du ministère, la seule conclusion et la réponse qu’on y a donnée. Le Parlement l’a soulevé en 2023 et les Nations Unies en mars 2026, et la réponse, chaque fois, a été un examen. C’est la définition même.
  • Le bureau n’existe plus, et ce n’est pas un accident. « Intégrer de façon permanente » est la formule du ministère. La ligne de plaintes a fermé après la conférence de presse ; l’adresse redirige ; les dossiers ont été offerts ailleurs.
  • C’était le seul organe canadien mandaté pour enquêter et publier des conclusions sur ces trois secteurs à l’étranger. Son remplaçant, le Point de contact national, fait de la médiation. Trois des trente-trois dossiers qu’on lui a soumis depuis 2000 ont abouti à une entente commune. Son rapport de 2025 recense deux dossiers en évaluation et trois conclus.
  • Vingt-quatre plaintes étaient en cours, trois autres à l’accueil, et personne n’a été prévenu. Le bureau a confirmé les vingt-quatre le 6 juin. Cinq jours plus tard, il était éliminé dans une réponse à une question sur les tarifs. Les plaignants, dont certains attendaient depuis 2022, l’ont appris par les nouvelles.
  • La raison invoquée a été fabriquée par le même ministère. Inefficace est le mot utilisé pour fermer un bureau dont l’avis juridique commandé par le ministère disait, en 2019, qu’il serait inefficace sans le pouvoir que le ministère a ensuite refusé de lui donner. La conclusion de 2024 contre Dynasty Gold demandait au ministère d’agir. La réponse consignée a été de demander à Exportation et développement Canada de « prendre pleinement en compte » les conclusions si la société présentait un jour une demande.

Ce qui survit porte sur la paternité, pas sur la fermeture. Le bureau a été décrit comme un enquêteur, bâti comme un conseiller, jugé comme un enquêteur, puis fermé. Les sections qui suivent en prennent les trois parties tour à tour : le pouvoir refusé, ce que chaque plainte a atteint sans lui, et la semaine du rappel.

iv. Le narguilé

Sous la ligne de flottaison :
le tuyau jamais raccordé.

Un ombudsman qui ne peut pas contraindre, c’est un plongeur au narguilé dont le tuyau n’est relié à rien en surface. Tout ce qu’elle remonte dépend de ce que la société choisit de lui remettre. Cette image n’est pas de l’équipage. C’est la phrase même de l’avis juridique, écrite en mai 2019 pour le ministre qui venait de créer le poste : « Si l’OCRE est structurée comme un ombudsman nommé à titre de conseiller ministériel, comme c’est le cas actuellement, son efficacité dépendra de la coopération du plaignant et de l’entité visée par l’enquête. »

La structure a été choisie à dessein. Les deux décrets d’avril 2019 ont fait de l’ombudsman une conseillère spéciale du ministre en vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, une catégorie de nomination conçue pour des conseillers, pas pour des tribunaux. Le mandat de septembre 2019, le C.P. 2019-1323, énumère ce qu’elle peut faire : examiner des plaintes, fixer sa propre procédure d’établissement des faits, offrir une médiation informelle, recommander qu’une société soit privée de promotion commerciale et d’Exportation et développement Canada, publier, assurer le suivi. Il est muet sur ce qu’une société doit faire, parce qu’un décret de cette nature ne peut pas le dire.

L’avis offrait deux issues, et le gouvernement a lu les deux. La loi était « la meilleure voie ». À défaut, nommer l’ombudsman commissaire en vertu de la partie I de la Loi sur les enquêtes « pourrait aussi atteindre cet objectif, tout en conservant le mandat général actuellement envisagé. » Le ministre Carr écrivait en septembre 2019 qu’il avait choisi la première et demandé à ses fonctionnaires de s’y mettre. En novembre 2020, le réseau qui s’était tenu à ses côtés lors de l’annonce apprenait que le travail s’était arrêté. Le cahier préparé pour la comparution de sa successeure en comité, en mars 2021, l’explique en deux lignes : la conseillère « ne peut être investie de pouvoirs coercitifs », et la voie de l’enquête publique comporte des risques juridiques, dont celui que « des plaintes entre tiers ne relèvent peut-être pas à bon droit du champ d’une enquête publique. »

Voilà donc la situation en 2021, à l’ouverture de l’écoutille. Le propre ministère du bureau avait conclu, par écrit, que le bureau tel que bâti ne pouvait pas fonctionner comme annoncé, et avait décidé de ne pas le rebâtir. Le sous-comité des droits de la personne du Parlement a redemandé en juin 2023. L’ombudsman elle-même a redemandé en mars 2024, dans le seul rapport final qu’elle a pu mener à terme, en désignant ses « pouvoirs limités de contraindre à témoigner et à produire des preuves documentaires » comme la raison pour laquelle la société visée pouvait ignorer ses réunions. Le tuyau n’a jamais été raccordé. Cinq ans plus tard, le plongeur était rappelé pour la prise.

v. L’instrument

Le profondimètre :
jusqu’où chaque plainte est descendue avant de manquer d’air.

Le bureau a publié sa procédure en six paliers, du dépôt d’une plainte à la mise en œuvre d’une recommandation. Pour douze des plaintes reçues, le palier atteint est au dossier public, avec la description que l’ombudsman a faite elle-même de la coopération de la société. L’instrument met les deux côte à côte. Faites glisser à travers les douze et regardez les deux colonnes bouger ensemble : la profondeur atteinte par un dossier est, presque sans exception, celle que la société a bien voulu lui laisser atteindre.

Douze plaintes · six paliers · état au 11 juin 2026 Rapports d’évaluation initiale et rapports finaux de l’OCRE, 2023–2024 · registre des dossiers d’Above Ground, 5 mars 2025
1sur douze a atteint un rapport d’enquête final
0ont atteint une recommandation au gouvernement suivie d’effet
Dynasty GoldReconAfrica
Dynasty Gold Mines · Xinjiang · déposée le 21 juin 2022

Les qualificatifs d’engagement sont ceux de l’ombudsman, tirés des rapports. Douze autres dossiers actifs à la fermeture n’ont jamais été décrits en public et ne peuvent être placés.

Trois choses que le profondimètre montre et que le mot inefficace ne montre pas. Les deux sociétés qui se sont engagées une fois l’enquête annoncée, Ralph Lauren et Hugo Boss, sont allées en médiation et les plaintes ont été retirées, l’une d’elles sous une entente de confidentialité signée en novembre 2023 ; le public ne saura pas ce qui a été convenu. Les six dont l’engagement était limité ou très limité sont restées au palier quatre de 2023 jusqu’à la fermeture, parce que le palier cinq exige des documents. Et le seul dossier arrivé au rapport final y est arrivé sans la société : la conclusion contre Dynasty Gold repose sur le dossier public de la région et sur les aveux de ses propres partenaires de coentreprise, pas sur quoi que ce soit que la société ait produit.

Le dernier décompte publié par le bureau, au 31 mars 2024 : trente-cinq plaintes reçues et dix-sept jugées recevables. Il a annoncé neuf enquêtes en 2023. La réponse écrite déposée aux Communes le 10 juin 2026 en compte cinq. Les deux chiffres sont ceux du gouvernement, et l’écart entre eux n’est expliqué nulle part au dossier.

vi. La prise

La seule chose remontée,
et ce qu’on en a fait.

Le chiffre du premier ministre était un. Il est exact. Voici cette enquête.

Dynasty Gold est une société de Vancouver détenant une participation majoritaire dans le projet aurifère Hatu Qi-2, au Xinjiang, par une coentreprise avec deux partenaires régionaux. La plainte était l’une des treize déposées le 21 juin 2022. L’enquête a été annoncée le 11 juillet 2023 et le rapport final publié le 26 mars 2024. Il conclut, selon la prépondérance des probabilités, qu’une violation des droits de la personne s’est produite au projet ; que Dynasty « a contribué au recours au travail forcé à la mine de Hatu » en « n’ayant rien fait pour cerner, évaluer, traiter ou atténuer le risque »; et que la société avait tardé à répondre, omis de fournir les documents demandés, omis de se présenter aux réunions, et refusé de commenter l’ébauche. La réponse publique de la société : le rapport était « truffé d’erreurs et d’inexactitudes ».

Les recommandations étaient les seules dents que le mandat de 2019 lui avait laissées, et elle les a toutes utilisées : que Dynasty fasse un don important à des organisations luttant contre le travail forcé ouïghour et évalue son levier à la mine ; qu’Affaires mondiales Canada retire son soutien actuel à la promotion commerciale et refuse tout soutien futur ; et qu’Exportation et développement Canada refuse tout soutien financier futur tant que la société ne s’y conformerait pas. Deux de ces trois recommandations s’adressent au gouvernement qui a créé le bureau.

Recommandations au gouvernement
2
retirer la promotion commerciale ; refuser le financement à l’exportation
Réponse consignée
1
EDC priée de « prendre pleinement en compte » les conclusions si la société présente un jour une demande
Jours, de la plainte à la conclusion
644
du 21 juin 2022 au 26 mars 2024, sans un seul document obtenu par contrainte

Voilà toute la prise. Un spécimen, remonté par un tuyau fermé, remis sur le pont, et posé là. Deux ans plus tard, le même pont a dit que le plongeur avait été inefficace parce qu’il n’y en avait qu’un. La phrase est vraie. Elle omet de dire qui a fermé le robinet.

vii. La remontée

La remontée :
onze semaines, dans l’ordre.

La fermeture a été annoncée au seul endroit où personne ne l’aurait cherchée, alors la séquence compte. Le 23 mars 2026, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies demandait au Canada de nommer d’urgence un nouvel ombudsman, et le bureau disait qu’aucune décision n’avait été annoncée. Le 25 mars, la ministre des Affaires étrangères disait qu’il demeurait important. Le 6 juin, le bureau comptait vingt-quatre dossiers en cours pour une journaliste. Le 10 juin, la réponse écrite du gouvernement au Parlement disait en temps utile. Le matin du 11, le ministre du Commerce le répétait à la Chambre. L’après-midi même, à Toronto, en conférence de presse sur l’alimentation, en réponse à une question sur les tarifs américains, le premier ministre disait que le bureau avait été éliminé des mois plus tôt.

Ce qu’il y avait dans l’eau quand le tuyau a été coupéau 11 juin 2026
plainte activeen attente d’accueil
24plaintes actives, selon le décompte du bureau lui-même cinq jours plus tôt
3en attente d’accueil
387jours sans ombudsman
78jours entre « demeure important » et « éliminé »
0jour de préavis aux plaignants
1enquête menée à terme dans la vie du bureau
3,067jours de la promesse à la conférence de presse
—l’instrument de l’élimination : aucun cité

Deux détails fixent le caractère de la chose. D’abord, le bureau a continué de recevoir des plaintes jusqu’à ce que le premier ministre parle. Le ministère l’a dit lui-même en juillet : « L’OCRE a cessé d’accepter des plaintes à la suite de l’annonce de la fermeture imminente faite par le premier ministre. » Ce qui a été décidé il y a quelques mois n’a pas été communiqué au bureau qu’on fermait. Ensuite, la justification du ministère, une semaine plus tard, contenait cette phrase : « vu les doutes quant à la capacité de l’initiative à produire des résultats, le poste d’ombudsman est demeuré vacant. » La vacance, autrement dit, n’était pas de la négligence. C’était la méthode.

Les plaignants se sont vu offrir deux options par courriel : transférer le dossier au Point de contact national, ou le fermer. L’un d’eux, qui avait porté un dossier namibien en 2024, a dit à la CBC : « Et nous voilà avec notre dossier conduit vers un bureau auquel nous n’aurions jamais consenti. »

viii. Le navire de remplacement

Le navire de remplacement,
et pourquoi le premier avait été lancé.

Le Point de contact national a été créé en 2000, en vertu des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, et loge dans la Direction générale de la stratégie commerciale d’Affaires mondiales Canada. Son mandat est de promouvoir les Principes directeurs et d’offrir ses bons offices: il amène un plaignant et une société à la même table si les deux acceptent de s’y asseoir. Il n’enquête pas et ne conclut pas. Son rapport annuel 2025 décrit son travail comme ayant « offert ses bons offices et facilité un dialogue entre les parties ». Il recense deux dossiers en évaluation et trois conclus.

Dossiers soumis au PCN depuis 2000
33
en vingt-six ans
Ayant abouti à une entente commune
3
les autres fermés, retirés ou refusés
Employés attitrés
2
depuis 2017, selon le compte rendu publié

Ce bilan est la raison de l’annonce de 2018. La campagne pour un ombudsman a duré dix ans sur l’argument que le point de contact ne pouvait pas faire le travail, et le gouvernement lui a donné raison en public, en janvier 2018, en promettant un bureau capable d’ enquêter de façon indépendante. Le mandat de 2019 a placé le nouveau bureau à côté de l’ancien, chacun avec sa porte. En 2026, le ministère a décrit l’ancien comme ayant « davantage fait ses preuves » et y a fait pointer l’adresse du nouveau.

Il existe une version honnête de l’argument du ministère, et l’équipage l’énonce. Deux mécanismes volontaires, c’est un de trop ; un bureau qui ne peut pas contraindre ajoute un en-tête, pas un pouvoir ; l’argent est mieux dépensé à la frontière, où le projet de loi C-35 impose désormais aux importateurs de prouver que leurs marchandises sont propres. Tout cela est peut-être vrai. Rien de cela n’est ce qui a été promis en 2018, et rien de cela n’atteint la conduite d’une société canadienne dans une mine à l’étranger, la seule chose que le bureau éliminé existait pour examiner.

ix. À retenir

De retour sur le pont :
ce que le journal soutient.

L’affirmation dit que le Canada a fermé le bureau qui enquêtait sur ses sociétés à l’étranger. Le journal dit que le Canada a annoncé un enquêteur, créé un conseiller, s’est fait dire par écrit que le conseiller ne pouvait pas enquêter, a refusé d’y changer quoi que ce soit, a attendu le résultat, puis a cité le résultat. L’élimination de 2026 est la dernière ligne d’une décision prise en 2019. C’est cela, un sale secret , au vrai sens du mot : pas une chose cachée, mais une chose dans un document gouvernemental daté, que personne de ceux qui ont le pouvoir d’agir n’a lue à voix haute. C’est plus étroit que la publication, et beaucoup plus difficile à contester.

Ce que le dossier ne soutient pas, c’est l’idée que ce soit l’œuvre d’un seul homme, ou que quoi que ce soit ait été dissimulé au sens ordinaire ; c’était au grand jour, et c’est tout le propos. Le pouvoir a été refusé sous un premier ministre et le bureau fermé sous le suivant ; le raisonnement du ministère est le même dans le cahier de 2021 et dans la déclaration de 2026. Le dossier ne soutient pas non plus la version bruyante de l’accusation de fond. Le seul dossier mené à terme est un cas où le programme de main-d’œuvre d’un État régional était le travail forcé, et où la faute de la société canadienne a été de ne poser aucune question. C’est une conclusion sur la diligence, pas sur une entente. Le bureau qui aurait pu en apprendre davantage n’en a jamais reçu les moyens.

Une chose que l’équipage voudrait voir vérifiée plutôt que crue : l’instrument de l’élimination. Si un décret abrogeant les C.P. 2019-0300 et 2019-1323 existe, il figurera au registre, et sa date tranchera ce que veut dire il y a quelques mois . Aucun n’a été cité. Tant qu’il n’y en aura pas, le bureau n’a pas été aboli. Il a été laissé vide à dessein, et le vide a ensuite été décrit comme la faute du bureau.

Le plongeur a été annoncé avec un narguilé, et descendu sans.

En sept ans, elle a remonté un spécimen, par un tuyau que personne n’avait raccordé, et le pont l’a posé là sans le lire.

Puis le pont a rayé sa couchette du rôle d’équipage, des mois avant d’en avertir quiconque, et a appelé ça la taille de la prise.

x. Sources

Où vérifier
chaque ligne ci-dessus.

Groupées par section.

i. Le dossier

La fermeture, telle que rapportée

  1. Darren Major, « Carney says feds are eliminating watchdog that oversees companies operating abroad », CBC News, 11 juin 2026. La conférence de presse de Toronto, « éliminé », « il y a quelques mois », la citation sur l’efficacité, l’échange de la période des questions avec le ministre Sidhu, et le décompte de cinq enquêtes des documents déposés.
  2. Darren Major, « Corporate watchdog was still accepting complaints as Carney abruptly closed it down », CBC News, 9 juillet 2026. Le cadre de la stratégie alimentaire et la question sur les tarifs, la déclaration du ministère selon laquelle les plaintes ont cessé après l’annonce, le « demeure important »de la ministre Anand, et les mots de Rob Parker.
  3. Dylan Robertson, « Canada ‘turning its back’ on holding companies accountable for rights violations, advocates say », La Presse canadienne, 18 juin 2026. La déclaration d’Affaires mondiales citée en entier, le site web encore en ligne le 18 juin, et le décompte de plus de vingt dossiers de MiningWatch.

ii. Le journal de bord

Chaque date, d’après le document qui la fixe

  1. François-Philippe Champagne, annonce concernant la création d’un ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises, 17 janvier 2018, et le communiqué qui l’accompagne, « The Government of Canada brings leadership to responsible business conduct abroad ». Tous deux cités.
  2. Affaires mondiales Canada, « Minister Carr announces appointment of first Canadian Ombudsperson for Responsible Enterprise », 8 avril 2019. Les décrets de nomination sont les C.P. 2019-0299 et C.P. 2019-0300 de la même date.
  3. Décret C.P. 2019-1323, 6 septembre 2019, remplaçant l’annexe du C.P. 2019-0300. Le mandat, les pouvoirs énumérés, la clause de médiation et « ne doit pas créer de nouvelles normes » viennent tous de ce texte.
  4. Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises, document d’information sommaire au Sous-comité des droits internationaux de la personne, 23 février 2021. La lettre du ministre Carr de septembre 2019, le mandat de l’avis et les trois phrases de McIsaac en sont citées ; la chronologie du réseau donne la date de novembre 2020.
  5. Business & Human Rights Resource Centre, la démission des quatorze membres issus de la société civile et des syndicats de l’Organe consultatif multipartite, 11 juillet 2019, avec le récit que font les membres de l’engagement de 2018 ; et la publication de l’avis McIsaac par la société civile, 25 février 2021.
  6. Affaires mondiales Canada, cahier de comparution de la ministre devant le Sous-comité des droits internationaux de la personne, 23 mars 2021. La phrase de Justice Canada, les risques de la Loi sur les enquêtes , et la date d’ouverture du 15 mars 2021.
  7. OCRE, « The CORE launches investigations into two Canadian companies », 11 juillet 2023 : les treize plaintes de juin 2022 d’une coalition de vingt-huit organisations.
  8. Human Rights Watch, World Report , chapitres sur le Canada, pour la demande de juin 2023 du Sous-comité des droits internationaux de la personne que le gouvernement envisage le pouvoir de contrainte ; Comité permanent du commerce international, Rapport 10, déposé le 18 septembre 2023 ; l’annonce de l’examen de janvier 2024 telle que formulée par Affaires mondiales à Mongabay, 6 juin 2026.
  9. OCRE, « CORE investigation finds human rights abuse by Canadian mining company », 26 mars 2024 ; Bennett Jones, résumé du rapport final, pour la conclusion selon la prépondérance des probabilités, les recommandations, la non-coopération de la société et la remarque de l’ombudsman sur ses pouvoirs ; Dynasty Gold, réplique, 2024.
  10. Affaires mondiales Canada, « Minister Ng announces appointment of interim Canadian Ombudsperson for Responsible Enterprise », 30 avril 2024, y compris « plus tard en 2024 »; la fin de l’intérim le 20 mai 2025 d’après Robert Fife et Steven Chase, « Future of once-heralded corporate watchdog remains under review, Ottawa says », Globe and Mail, 23 mars 2026, qui porte aussi la déclaration de Jelinic et la phrase sur le pouvoir de contrainte promis lors de l’annonce.
  11. Haut-Commissariat aux droits de l’homme, conclusions du Comité des droits de l’homme sur le Canada, 23 mars 2026.
  12. Katarina Zimmer, « Accountability advocates ‘shocked’ as Canadian government eliminates watchdog agency », Mongabay, juin 2026, et « Canada shuts down corporate watchdog. Critics say its replacement lacks teeth », 19 septembre 2026 : les vingt-quatre dossiers actifs et les trois à l’accueil, le courriel aux plaignants, l’option transférer ou fermer, et les chiffres du Point de contact national.
  13. Parlement du Canada, projet de loi C-35, Loi sur l’interdiction d’importer des marchandises issues du travail forcé, première lecture le 12 juin 2026.
  14. La redirection : une requête HTTP vers core-ombuds.canada.ca/index.aspx?lang=eng le 17 octobre 2026 a renvoyé 301 Moved Permanently vers la page du Point de contact national, dont la ligne de date de modification indique le 10 août 2026. N’importe qui peut répéter la requête.

v. L’instrument

Les douze dossiers

  1. Above Ground, « Overview of cases brought to the Canadian Ombudsperson for Responsible Enterprise », mis à jour le 5 mars 2025. Dates de dépôt, palier atteint, issue et qualificatifs d’engagement pour chacun des douze dossiers sont tirés de ce registre, qui compile les rapports d’évaluation initiale et les rapports finaux du bureau ; les chiffres de trente-cinq reçues et dix-sept recevables sont ses totaux au 31 mars 2024. Les pages de rapports du bureau redirigent depuis la fermeture et sont citées par cette compilation.
  2. MiningWatch Canada, « Don’t Neglect Your CORE », 21 avril 2026 : vingt-quatre dossiers actifs incapables d’avancer, et le récit d’un plaignant dont le rapport d’évaluation initiale, promis pour novembre 2023, n’a jamais été livré.

vii. La remontée

Les onze semaines

  1. Le Globe du 23 mars, le communiqué du HCDH, CBC des 11 juin et 9 juillet, La Presse canadienne du 18 juin et Mongabay du 6 juin, tous cités plus haut. Le compte de 387 jours va du 20 mai 2025 au 11 juin 2026 ; celui de 78 jours du 25 mars au 11 juin 2026 ; celui de 3 067 jours du 17 janvier 2018 au 11 juin 2026.
  2. Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises, conférence de presse avec les députés Heather McPherson et Simon-Pierre Savard-Tremblay, 18 juin 2026 ; Heather McPherson, lettre au premier ministre, 15 juin 2026 ; Human Rights Watch, « Canada Delivers a Blow to Corporate Accountability », 18 juin 2026.

viii. Le navire de remplacement

Le point de contact

  1. Affaires mondiales Canada, Point de contact national du Canada pour la conduite responsable des entreprises, rapport annuel 2025: deux dossiers en évaluation, trois conclus, et la phrase sur les « bons offices » . Les chiffres de trois sur trente-trois et de deux employés viennent de Mongabay, 19 septembre 2026, cité plus haut ; le point de contact a décliné les questions de la journaliste.
xi. Propagez l’enquête

Huit lignes
qui portent le dossier.

Chacune se publie avec un lien vers la section d’où elle vient.

Direction visuelle d’après les films océanographiques de Jacques-Yves Cousteau et de l’équipage de la Calypso, 1943–1996. La soucoupe est la SP-350 « Denise ». Aucune affiliation ; la dette est le propos.